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LES PERSONNES TOXIQUES

2 oct.
5 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 oct.

Apprendre à se protéger sans perdre sa bienveillance

Il existe des rencontres qui nous font grandir, qui nous apaisent et nous donnent envie de devenir une meilleure version de nous-mêmes.

Et puis il existe des relations après lesquelles nous nous sentons épuisés, coupables, confus… comme si quelque chose en nous s’était peu à peu éteint.


On parle souvent de « personnes toxiques ». Pourtant, derrière cette expression se cachent surtout des comportements, des dynamiques relationnelles et des liens qui peuvent devenir profondément épuisants.

Et lorsqu’on est une personne sensible, empathique ou hypersensible, il peut être particulièrement difficile de reconnaître ce qui nous fait du mal.

Quand une relation commence à vous épuiser

Une relation n’a pas besoin d’être constamment conflictuelle pour devenir pesante.

Parfois, ce sont de petites choses répétées :

  • vous vous sentez constamment coupable ;

  • vous avez peur de dire ce que vous pensez ;

  • vous devez toujours faire attention à vos paroles ;

  • vos émotions sont minimisées ou tournées en dérision ;

  • vous avez l’impression de devoir constamment vous justifier ;

  • vous donnez beaucoup, mais recevez très peu ;

  • vous sortez de certains échanges vidé(e), triste ou anxieux(se) ;

  • vous avez progressivement perdu confiance en vous ;

  • vous avez peur de décevoir ou de provoquer une réaction ;

  • vous ne vous sentez plus libre d’être simplement vous-même.

Pris séparément, certains de ces comportements peuvent arriver dans n’importe quelle relation.

Mais lorsqu’ils deviennent répétitifs et installent durablement un sentiment de malaise, il peut être intéressant de s’interroger sur la dynamique relationnelle.


Pourquoi est-il si difficile de s’éloigner ?

Parce qu’une relation difficile n’est pas forcément une relation sans amour.

On peut aimer quelqu’un et constater que cette relation nous fait du mal.

On peut comprendre son histoire, ses blessures, ses difficultés… sans pour autant être obligé de les porter à sa place.

C’est une distinction essentielle.


Comprendre quelqu’un ne signifie pas tout accepter.

Votre empathie n’a pas vocation à devenir un sacrifice permanent.

Certaines personnes très sensibles ont tendance à chercher constamment des explications :

« Il ou elle a sûrement vécu quelque chose de difficile. »

« Je devrais peut-être être plus compréhensif(ve). »

« C’est peut-être moi qui réagis trop. »

« Je vais encore faire un effort. »

Et petit à petit, elles finissent par remettre en question leurs propres ressentis.

Pourtant, une émotion n’a pas besoin d’être parfaite pour être entendue.


Votre ressenti mérite d’être écouté

Lorsque quelque chose vous fait souffrir, il peut être intéressant de vous arrêter quelques instants et de vous demander :


Comment est-ce que je me sens après avoir passé du temps avec cette personne ?

Apaisé(e) ?

Libre ?

Respecté(e) ?

Écouté(e) ?

Ou au contraire…

Tendu(e) ?

Épuisé(e) ?

Coupable ?

Déstabilisé(e) ?

Dans le doute ?

Votre corps peut parfois vous donner des informations que votre mental essaie encore de rationaliser.

Une boule dans la gorge, une oppression, une fatigue soudaine, des tensions corporelles ou une sensation de malaise peuvent être des invitations à ralentir et à observer ce qui se passe dans la relation.

Cela ne signifie pas que chaque sensation est la preuve qu’une personne est « toxique ».

Mais elle peut être un signal intéressant à écouter.


Poser une limite n’est pas être méchant

C’est probablement l’une des choses les plus difficiles à comprendre lorsque l’on a toujours été habitué à faire passer les autres avant soi.

Dire :

« Je ne suis pas d’accord. »

« Je ne souhaite pas en parler. »

« Cette façon de me parler ne me convient pas. »

« J’ai besoin de prendre de la distance. »

« Non. »

ne fait pas de vous une mauvaise personne.

Une limite n’est pas une punition.

Une limite est une manière de définir ce que vous acceptez et ce que vous n’acceptez plus dans votre vie.

Vous pouvez rester bienveillant(e) tout en étant ferme.

Vous pouvez aimer quelqu’un tout en prenant de la distance.

Vous pouvez pardonner sans rouvrir la porte.

Et surtout, vous pouvez choisir votre paix sans avoir besoin de convaincre tout le monde que votre choix est légitime.


Ne cherchez pas toujours à changer l’autre

Nous aimerions parfois tellement que l’autre comprenne…

Qu’il reconnaisse ce qu’il nous a fait.

Qu’il s’excuse.

Qu’il change.

Qu’il devienne enfin la personne que nous espérions.

Mais nous ne pouvons pas contrôler la prise de conscience d’une autre personne.

Nous pouvons seulement agir sur notre propre manière de nous protéger, de communiquer et de choisir nos relations.

Parfois, la véritable libération ne vient pas d’une dernière explication.

Elle vient du moment où nous cessons d’attendre que l’autre change pour commencer à nous choisir.


Se protéger sans devenir soi-même une personne fermée

Après une relation difficile, il peut être tentant de construire un mur autour de soi.

« Je ne ferai plus jamais confiance. »

« Les gens sont tous pareils. »

« Je ne laisserai plus personne entrer dans ma vie. »

Mais se protéger ne signifie pas fermer son cœur.

Il s’agit plutôt d’apprendre à ouvrir la porte avec davantage de discernement.

Observer les actes plutôt que seulement les paroles.

Regarder si les limites sont respectées.

Voir si les erreurs peuvent être reconnues.

Observer si la relation est réciproque.

Et surtout, remarquer comment vous vous sentez lorsque vous êtes simplement vous-même.

Une relation saine ne signifie pas qu’il n’y aura jamais de désaccord.

Elle signifie que le désaccord peut exister sans humiliation, sans peur, sans manipulation et sans perte permanente de soi.


Et si vous étiez simplement en train de vous retrouver ?

S’éloigner d’une relation qui nous fait souffrir peut laisser un grand vide.

Même lorsque nous savons que cette distance est nécessaire.

Il faut parfois réapprendre à habiter le silence.

À ne plus attendre un message.

À ne plus anticiper une réaction.

À ne plus chercher constamment l’approbation.

Et surtout…

À retrouver la personne que nous étions avant d’avoir commencé à douter de notre propre valeur.


Prenez le temps de vous reconnecter à ce qui vous fait du bien.

La nature.

La respiration.

L’écriture.

Le mouvement.

Les personnes qui vous apportent de la sécurité.

Les activités qui vous donnent de la joie.

Les moments où vous n’avez rien à prouver.


Petit à petit, vous pouvez reconstruire cette relation essentielle :

celle que vous entretenez avec vous-même.

Vous n’avez pas besoin de devenir dur pour vous protéger

Votre sensibilité n’est pas votre faiblesse.

Votre empathie n’est pas un défaut.

Votre gentillesse n’est pas une invitation à être maltraité(e).

Vous pouvez rester une personne douce tout en apprenant à dire non.

Vous pouvez être généreux(se) sans vous oublier.

Vous pouvez comprendre les blessures des autres sans devenir leur guérisseur.

Et vous pouvez aimer profondément tout en décidant que certaines relations ne sont plus bonnes pour vous.

Parfois, prendre de la distance n’est pas abandonner quelqu’un.

C’est simplement arrêter de s’abandonner soi-même.


Une petite question à vous poser aujourd’hui

Demandez-vous simplement :

« Dans quelles relations puis-je être pleinement moi-même sans avoir peur d’être jugé(e), rejeté(e) ou diminué(e) ? »


Et à l’inverse :

« Quelle relation me demande aujourd’hui de m’oublier pour être accepté(e) ? »

Il n’est pas nécessaire d’avoir toutes les réponses immédiatement.

Commencez simplement par écouter ce que vous ressentez.

Parce que parfois, la première étape vers la paix n’est pas de changer les autres.


C’est de recommencer à s’écouter soi-même. 

Respire. Crois en toi. Avance.


— NatureLyneSophrologue et Naturopathe en ligne



 
 
 

2 commentaires


Invité
03 oct.

Cela sonne juste, il faudrait tous s'en impregner pour pouvoir se protéger

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naturelyne
naturelyne
04 oct.
En réponse à

Oui totalement merci ✨

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