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MALADIE D’ALZHEIMER

il y a 3 jours
6 min de lecture

Comprendre, accompagner et préserver la qualité de vie

Et si, derrière les oublis, il y avait surtout une personne qui a besoin d’être comprise, rassurée et accompagnée ?


La maladie d’Alzheimer fait souvent peur. Elle évoque les pertes de mémoire, la dépendance, les changements de comportement et, pour les proches, la crainte de voir progressivement disparaître certains repères.

Pourtant, comprendre la maladie permet aussi de mieux accompagner la personne qui en souffre.


La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui touche notamment la mémoire, le langage, l’orientation, le raisonnement et progressivement certaines capacités nécessaires aux activités quotidiennes. Elle débute souvent de manière discrète et évolue progressivement. (Inserm⁠)


Dans cet article, je vous propose de mieux comprendre cette maladie, les signes qui doivent alerter et surtout l’importance d’un accompagnement global, bienveillant et personnalisé.


Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?


La maladie d’Alzheimer correspond à une dégénérescence progressive des cellules nerveuses du cerveau.

Elle commence fréquemment dans des régions impliquées dans la mémoire, notamment l’hippocampe, avant de s’étendre progressivement à d’autres régions cérébrales.

Contrairement à une idée reçue, Alzheimer ne se résume donc pas à « oublier des choses ».


Au fil de son évolution, la maladie peut entraîner des difficultés concernant :

  • la mémoire récente ;

  • le langage et la recherche des mots ;

  • l’orientation dans le temps et dans l’espace ;

  • le raisonnement ;

  • l’organisation et la planification ;

  • certains gestes du quotidien ;

  • les interactions sociales ;

  • l’humeur et le comportement.

Chaque personne évolue cependant différemment. C’est pourquoi l’accompagnement doit être individualisé.


Les premiers signes : quand faut-il être attentif ?

Nous pouvons tous avoir des oublis.

Oublier occasionnellement un prénom, chercher ses clés ou ne plus se souvenir immédiatement d’un rendez-vous ne signifie pas nécessairement que l’on développe une maladie d’Alzheimer.

Ce qui doit davantage attirer l’attention, c’est lorsque les troubles deviennent répétitifs, persistants et suffisamment importants pour avoir des répercussions sur la vie quotidienne. (Ameli⁠)

Par exemple :

  • poser plusieurs fois la même question ;

  • oublier régulièrement des événements récents ;

  • avoir de plus en plus de difficultés à retrouver certains mots ;

  • se perdre dans un environnement pourtant familier ;

  • rencontrer des difficultés inhabituelles pour réaliser des tâches quotidiennes ;

  • avoir des changements inhabituels d’humeur ou de comportement ;

  • avoir progressivement besoin de davantage d’aide.


Ces signes ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic.

D’autres problèmes de santé peuvent provoquer des troubles de mémoire ou de concentration. C’est pourquoi il est important d’en parler à son médecin.


Pourquoi le diagnostic précoce est-il important ?

Un diagnostic précoce ne permet malheureusement pas de guérir la maladie d’Alzheimer.

En revanche, il permet de mieux comprendre ce qui se passe et de mettre en place plus rapidement un parcours de soins et d’accompagnement adapté. (Haute Autorité de Santé⁠)

Le diagnostic repose sur une évaluation médicale comprenant notamment un entretien clinique, une évaluation des fonctions cognitives et, selon les situations, des examens complémentaires.

Il permet également d’accompagner les proches et d’anticiper certaines décisions concernant la vie quotidienne, la sécurité et l’organisation future.


Alzheimer : une prise en charge globale

Il n’existe pas aujourd’hui de traitement permettant de guérir la maladie d’Alzheimer.

La prise en charge repose donc largement sur un accompagnement multidisciplinaire et sur des interventions destinées à préserver autant que possible l’autonomie, les capacités restantes et la qualité de vie.


L’accompagnement peut notamment intégrer :


🧠 Une stimulation cognitive adaptée

Les activités doivent être choisies en fonction des capacités, des goûts et de l’histoire de la personne.

L’objectif n’est pas de la mettre en situation d’échec, mais de lui permettre de continuer à utiliser ses capacités et à ressentir du plaisir.


🚶‍♀️ Le mouvement

Maintenir une activité physique adaptée aux possibilités de la personne participe au maintien de l’autonomie et du bien-être. La marche, par exemple, peut être intégrée au quotidien lorsqu’elle est adaptée à l’état de santé.


🥗 Une alimentation suffisamment diversifiée

L’alimentation doit surtout permettre de couvrir les besoins nutritionnels et de prévenir la dénutrition, qui peut devenir un problème chez certaines personnes fragilisées. (Ameli⁠)


👂 La préservation des sens

La vue et l’audition jouent un rôle important dans la communication et l’orientation.

Une mauvaise audition ou une vision insuffisante peut accentuer les difficultés rencontrées au quotidien. Il est donc important de faire contrôler et corriger ces troubles lorsqu’ils existent.


❤️ Le lien social

Les échanges, les habitudes, les rencontres et les activités qui ont du sens pour la personne sont précieux.

La personne malade ne doit pas être réduite à sa maladie.

Elle reste une personne avec son histoire, ses émotions, ses goûts, ses souvenirs et sa personnalité.


Et la sophrologie dans tout cela ?

La sophrologie ne soigne pas la maladie d’Alzheimer et ne remplace jamais le suivi médical.

Elle peut toutefois trouver sa place dans une démarche complémentaire visant le confort et le bien-être, notamment lorsque la personne est capable et désireuse de participer aux exercices.


La sophrologie peut proposer des moments simples autour de :

  • la respiration ;

  • la détente corporelle ;

  • la perception des sensations ;

  • l’apaisement ;

  • la présence à l’instant ;

  • des mouvements doux adaptés ;

  • la création de repères rassurants.

L’objectif n’est pas de « faire travailler la mémoire à tout prix ».


Il peut être beaucoup plus intéressant de créer un espace de sécurité, de calme et de plaisir.

Une séance doit être adaptée à la personne, à son niveau de compréhension, à ses capacités et à son état du jour.

Et surtout : jamais de mise en échec.


La place essentielle des émotions

Une personne atteinte de troubles cognitifs peut parfois avoir des difficultés à expliquer ce qu’elle ressent.

Pourtant, ses émotions restent bien présentes.

L’impatience, la peur, l’agitation ou le repli peuvent parfois traduire une difficulté à comprendre une situation, un environnement trop stimulant, une fatigue ou un besoin qui n’arrive plus à être exprimé facilement.

Le rôle de l’entourage est alors essentiel : ralentir, parler simplement, rassurer et éviter autant que possible la confrontation inutile.


On ne peut pas toujours changer ce que la personne vit, mais on peut changer la manière dont on l’accompagne.


Et les aidants ?

Parler d’Alzheimer, c’est aussi parler de ceux qui accompagnent.

Être aidant peut être profondément éprouvant.

Fatigue, inquiétude, culpabilité, frustration, tristesse… les émotions peuvent se mélanger.

L’aidant peut avoir l’impression de devoir être fort en permanence.

Mais accompagner quelqu’un ne signifie pas s’oublier.

Prendre soin de soi n’est ni de l’égoïsme ni un abandon.

C’est une nécessité.

Le soutien des proches, des professionnels et des structures spécialisées peut permettre de ne pas porter seul toute la charge de l’accompagnement. La prise en charge de la maladie implique justement une coordination entre différents professionnels et une attention portée également aux aidants.


Naturopathie : quelle place ?

La naturopathie ne peut pas traiter ou guérir la maladie d’Alzheimer et ne doit pas se substituer au suivi médical.

Dans une approche de bien-être, certains principes généraux peuvent néanmoins accompagner l’hygiène de vie : alimentation diversifiée, activité physique adaptée, sommeil, rythme quotidien, hydratation et maintien du lien social.

Mais lorsqu’une personne est atteinte d’une maladie neurodégénérative, toute supplémentation ou modification importante de l’alimentation doit être discutée avec les professionnels de santé qui la suivent, notamment en raison des traitements éventuels et du risque d’interactions.

La prudence est essentielle.


Ce que nous pouvons retenir

La maladie d’Alzheimer bouleverse la personne qui la vit, mais également son entourage.

Pourtant, même lorsque certaines capacités diminuent, il reste possible de préserver des moments de connexion, de douceur et de plaisir.

Un sourire.

Une musique connue.

Une promenade.

Une odeur familière.

Une main tenue.

Une respiration calme.

Un souvenir raconté.

Une activité aimée.

Parfois, l’accompagnement ne consiste plus à chercher à retrouver absolument ce qui a été perdu.

Il consiste à valoriser ce qui est encore là.

Et surtout à continuer de voir la personne avant de voir la maladie.


La philosophie NatureLyne

Chez NatureLyne, nous croyons profondément à l’importance d’un accompagnement respectueux du rythme de chacun.

La sophrologie peut être envisagée comme une approche complémentaire de bien-être, toujours en lien avec le parcours médical et dans le respect des capacités de la personne.

Parce qu’accompagner, c’est aussi offrir un espace où l’on peut encore respirer, ressentir, se sentir en sécurité et simplement être.

« La maladie peut modifier certains souvenirs, certaines capacités… mais elle n’efface jamais la valeur d’une personne. »


À retenir

La maladie d’Alzheimer nécessite un diagnostic et un suivi médical.

La sophrologie, la naturopathie et les autres approches de bien-être ne remplacent pas les soins médicaux. Elles peuvent, dans certaines situations et lorsqu’elles sont adaptées, s’inscrire dans une démarche complémentaire centrée sur le confort et la qualité de vie.

En cas de troubles de mémoire persistants ou inhabituels, le premier réflexe est d’en parler à son médecin.



NatureLyne.fr 🌿Sophrologie & Naturopathie — En ligne

Article d’information et de sensibilisation. Il ne constitue pas un diagnostic médical ni une prescription et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

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